Le Fort de Bellegarde, proche de Perpignan, était, à l’origine, une simple tour de surveillance. Devenue forteresse, cette place est l’occasion de photos uniques dans les Pyrénées-Orientales.

Le Perthus, un village atypique

Le Perthus est, en fait, une partie du village. En effet, le village en lui-même se compose d’une partie française et d’une partie espagnole. Passer de la France à l’Espagne se fait simplement en traversant la rue.

Une autre particularité est la rue commerçante. En fait, c’est le temple du shopping avec un centre commercial fort attractif. En été, l’animation de cette rue contraste avec la quiétude du reste du village.

Deux sites historiques complètent la richesse patrimoniale de ce village. Le premier est le Fort de Bellegarde, le second le site archéologique de Panissars. Ils sont tous deux de magnifiques cadres pour de belles photos.

Un peu d’histoire

En 1285, une tour de défense fut érigée sur la colline de Bellegarde. Elle devait contrôler le passage du Col du Perthus. Elle prévenait le Royaume de Majorque des attaques du Royaume d’Aragon. Elle fut transformée en château un siècle plus tard.

En 1659, le village devient français par le Traité des Pyrénées. La guerre de Hollande convainc Louvois d’améliorer la défense du lieu en 1675. Vauban conçoit le projet du Fort de Bellegarde actuel en 1679. Celui-ci est approuvé par le roi de France, Louis XIV.

En 1793, la guerre du Roussillon voit la place occupée par les Espagnols. Elle est reprise un an plus tard. Les troupes de Napoléon s’en servirent pendant la campagne de Catalogne. Le fort servit de camp d’internement en 1939 lors de la Retirada. Il servit de prison à la Gestapo pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Ce lieu appartient désormais à la commune du Perthus et connaît une vie plus pacifique. Ce lieu touristique est à une vingtaine de minutes du « Relais des Chartreuses ». Il fut le décor de « La Scoumoune » avec Belmondo et de « L’évadé » avec Bronson.

Les essentiels de la forteresse

De forme pentagonale, on y accède par un pont-levis. Le fort est entouré d’un large glacis et un double rempart protège son centre. Les bâtiments centraux pouvaient accueillir 600 soldats environ.

Une chapelle se trouve sur les lieux ainsi qu’un hôpital. Le moulin permettait de faire son pain sur place en parfaite autonomie.

Enfin, un puits de 63 mètres de profondeur se trouve dans la cour. Ne disposant d’aucune source, le fort dû creuser ce puits pour des raisons stratégiques. Un ingénieux système de chaînes permet de puiser de l’eau. Celle-ci est ensuite stockée dans cinq citernes. La capacité en eau potable permettait ainsi une autonomie de plus de 4 mois. La seconde fonction du puits était celle d’un « frigidaire ». En effet, les aliments pouvaient y être stockés au frais.

Les autres sites à visiter

Château de Peyrepertuse en pays cathare, à Duilhac, Aude
Céret, l’art moderne y a son musée
Pirinexus, route à vélo de la Catalogne du Nord à Girona
Abbaye Saint Martin du Canigou, près de Casteil
Abbaye Saint Michel de Cuxa au Codalet, près de Prades
Prieuré de Serrabone à Boule d’Amont, commune de Serrabonne
Abbaye Sainte-Marie à Arles-sur-Tech, Pyrénées-Orientales
Eglise de Saint-Génis-des-Fontaines, pyrénées-orientales
Musée des instruments, le MúSIC se visite à Céret
Castelnou, village célèbre des Pyrénées-Orientales
Palais des Rois de Majorque, le tourisme à Perpignan
Art moderne ou contemporain au musée à Saint-Cyprien
Cloître d’Elne, près de la cathédrale, en Roussillon
Musée Terrus à Elne, art moderne et contemporain
Chapelle Saint-Martin de Fenollar, Pyrénées-Orientales
Centre de sculpture romane Maître de Cabestany
Maison de l’Art Roman à Saint André, Pyrénées-Orientales
Forteresse de Salses-le-Château, Pyrénées-Orientales
Quéribus, château cathare de Cucugnan dans l’aude
Fort Lagarde à Prats-de-Mollo-la-Preste, Pyrénées-Orientales
Musée du liège de Maureillas-las-Illas, près de Céret
Musée centre européen de Préhistoire de Tautavel